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Aix – Jeunes socialistes : « Notre candidat, c’est notre projet »

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Aix-en-Provence / Publié le mardi 25 juin 2013 à 12H27

Dans un climat pré-primaires assez délétère, les MJS veulent revenir aux fondamentaux. Ils proposeront à chaque candidat de signer leur livre blanc

 

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Photo S.Si.
Anna Gomez-Colombani et Guillaume Ricaud-Peretti, représentants des Jeunes Socialistes 13.

 

 

Ils l’avouent à demi-mot : les primaires socialistes locales, ils ne les voyaient pas comme ça. « Nous sommes un peu déçus qu’il n’y ait pas eu de projet, de socle commun de propositions avant les primaires (qui départageront le candidat du PS en octobre prochain, ndlr.), comme ce fut le cas pour les primaires avant la présidentielle, en 2011″.

Voilà donc nos représentants des MJS locaux, Guillaume Ricaud-Peretti et Anna Gomez-Colombani, plongés directement dans le bain de la real politik aixoise et de ses empoignades légendaires.

Pour autant, les Jeunes Socialistes l’affirment haut et fort : « Nous ne faisons la campagne d’aucun des candidats déclarés. Bien sûr, à titre personnel, nous avons choisi, mais les MJS se veulent une organisation autonome« . Alors, ils brandissent leur stratégie politique comme un slogan bien huilé : « Nous, notre candidat, c’est notre projet« .

Ce projet, c’est le « livre blanc de la jeunesse rédigé par les Jeunes Socialistes pour la Ville d’Aix« . À savoir un manifeste qui aligne les propositions dans les « domaines de l’éthique (engagement de l’élu(e) au non-cumul des mandats, procédure transparente dans la gestion des deniers publics…), des transports (refonte du réseau à partir des besoins des Aixois, lutte contre les pollutions…), du logement (Mixité sociale, politique foncière et d’urbanisme en cohérence avec la demande…), de la santé (nourriture bio à la cantine, Maisons de santé pour les jeunes, réflexion sur la couverture de l’A51 sur la partie qui traverse la ville…), de l’éducation populaire (favoriser la création et les pratiques amateurs en matière de culture et de sport…) ».

Ce document sera soumis très prochainement à chaque candidat aixois à la primaire. Évidemment, la copie sur laquelle ont sué les militants – essentiellement des étudiants, en terre aixoise – sera signé par tous ceux en lice, ils en sont convaincus.

« Nous appuierons ensuite le candidat qui sera le vainqueur de la primaire« . Alexandre Medvedowsky, qui fait sécession (voir ci-contre ?) : « Tant pis, on ne lui remettra pas, ça fera des économies de papier pour la planète« , pointe, pince-sans-rire, Guillaume Ricaud-Peretti.

Et les deux jeunes gens de brandir un argument juste : « Notre but, c’est de remettre la jeunesse au coeur du projet politique de cette ville. Elle a été trop souvent oubliée. Il faut dire qu’il y a ici de nombreux étudiants, mais qui ne votent pas ici« . Du coup, seront-ils écoutés… par leur propre parti ?

 

Julien Danielides

 

Le socialiste Alexandre Medvedowsky le martelait : la primaire PS d’Aix – à laquelle il ne participera pas – est devenue « une bataille d’égo et d’ambitions, une primaire d’appareil, d’apparatchiks« .

La réaction du PS ne s’est pas faite attendre : Guillaume Guerre, secrétaire de section « Louise Michel », a pris sa plume pour regretter « vivement qu’Alexandre Medvedowsky critique publiquement le processus des primaires qu’il a pourtant appelé de ses voeux. Je déplore surtout ses trop nombreuses absences qui le conduisent aujourd’hui à dénigrer notre parti, les militants et ce large processus de désignation : Les primaires citoyennes. Alexandre Medvedowsky doit cesser publiquement de dire tout et son contraire en fonction de ses ambitions personnelles« .

Et d’enfoncer le clou : « De 2002 à 2008 il a refusé catégoriquement toute alliance avec le Centre et François Xavier de Perreti. Puis en 2009, il ne jure que par lui et fait liste commune sans succès (…) J’attends désormais que la fédération des BdR et la Haute Autorité prennent position vis-à-vis d’un risque réel de dissidence« .

La Provence

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